EMV 49.5 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
– Dieu est au-dessus de tout, même de la plus sainte des mères.
Notes du mot-clé
Confort de lecture
EMV 49.5 · Tome 1
– Dieu est au-dessus de tout, même de la plus sainte des mères.
EMV 51.4 · Tome 1
Moi je vous dis qu’au-dessus de la terre, il y a le Ciel, au-dessus des intérêts du monde, il y a la cause de Dieu. Vous avez besoin de changer votre façon de penser. Quand vous y arriverez, vous serez parfaits.
EMV 54.6 · Tome 1
54.6 « Maître... pourquoi ton cousin, qui savait pourtant où tu habites, n’est-il pas venu ?
– Mon Pierre !... Tu seras une de mes pierres, la première. Mais toutes les pierres ne se prêtent pas facilement à l’emploi. Tu as vu les marbres du palais du prétoire ? Arrachés péniblement aux flancs de la montagne, ils font maintenant partie du prétoire. Regarde en revanche ces cailloux qui brillent sous les rayons de la lune, là-bas, au fond des eaux du Cédron. Ils sont arrivés d’eux-mêmes dans le lit du torrent et si on les veut, ils se laissent aussitôt prendre. Mon cousin est comme les premières pierres dont je parle... Le flanc de la montagne, sa famille, me le dispute.
– Moi, je veux ressembler aux pierres du torrent. Je suis prêt à tout laisser pour toi : maison, épouse, pêche, frères, tout, mon Maître, pour toi.
– Je le sais, Pierre, c’est pour cela que je t’aime (...)
EMV 56.3 · Tome 1
Mon père est très âgé, et je n’ai pas eu le coeur de le mécontenter. Mais maintenant... maintenant, ce n’est plus la même chose. Maintenant, je vais là où mon coeur et mon esprit sont attirés. Je vais à Jésus. Je ne crois pas offenser la Loi en agissant ainsi. Mais... si ce que je veux faire n’était pas juste, Jésus me le dirait. Je ferai ce qu’il me dira. Un père a-t-il le droit de s’opposer à un fils qui recherche le bien ? Si j’ai conscience que là est mon salut, pourquoi m’empêcher d’y arriver ? Pourquoi les pères sont-ils pour nous des ennemis, parfois? »
Simon soupire comme si on lui rappelait de tristes souvenirs. Il baisse la tête, mais sans dire mot.
Jude parle de son père, Alphée, à Simon le Zélote et Thomas.
EMV 56.5 · Tome 1
Dis-moi, toi, mon Maître, n’est-il pas donc permis, sans manquer de respect à un père de lui dire : “ Père, je t’aime. Mais au-dessus de toi, il y a Dieu, et c’est lui que je veux suivre ” ?
– Jude, mon parent et ami, je te l’affirme : tu es très avancé sur le chemin de la lumière. Viens. Il est permis de tenir ce langage à son père quand c’est Dieu qui appelle. Il n’y a rien au-dessus de Dieu. Les lois du sang elles-mêmes disparaissent ou plutôt sont sublimées car, par nos larmes, nous offrons à nos parents, à nos mères un plus grand secours, et pour un but éternel auprès duquel la journée du monde ne compte guère. Avec nous, nous les attirons vers le Ciel et, par la même voie du sacrifice de nos affections, vers Dieu.
Jude parle à Jésus et dit :
EMV 93 · Tome 2
Jésus demeure à Nazareth Il y a eu une tempête la veille. Il va retrouver sa Mère et après l'avoir embrassée tendrement, lui demande si ses plantes ont souffert. Mais Pierre veille et est un véritable jardinier. Il évoque légèrement Porphyrée, mais est vaillant et essaie de ne pas médire sur sa belle-mère. Jésus lui confirme en tout cas qu'il viendra à Capharnaüm et il est ravi. Arrivent les autres disciples. Sont donc présent Simon de Jonas, Jean, Judas, Simon le Zélote, Thomas, André, Jacques, Philippe et le berger Joseph. Jude Thaddée est là ce qui n'était pas le cas le chapitre précédent. Le Christ parle en tout cas de la formation apostolique, et fait pour cela des comparaisons avec la nature (l'orage, les terres gelées en hiver). Puis, il s'arrête sur la souffrance de Jude, qui souffre de voir le comportement d'Alphée à l'approche de la mort. Il parle ainsi du martyre de la famille, du fait qu'il faut toujours savoir répondre à l'appel de Dieu et privilégier le Seigneur avant le sang. Le Maître donne bien sûr une grande importance à l'amour filial, mais la famille ne doit pas être un frein dans notre montée vers Dieu.
EMV 93.5-7 · Tome 2
93.5 L’un de vous, aujourd’hui, est triste parce que son père voit venir la mort, qui plus est le coeur fermé à la Vérité et à son fils qui la suit. Plus que fermé, d’ailleurs : hostile. Encore ne lui a-t-il pas dit l’injuste : “ Va-t’en ” dont je parlais hier, en se proclamant lui-même supérieur à Dieu. Mais son coeur serré et ses lèvres closes ne sont pas même capables de dire encore : “ Suis la voix qui t’appelle. ” Je ne prétendrais pas, moi qui vous parle, et son fils pas davantage, voir s’ouvrir ces lèvres pour dire : “ Viens, et qu’avec toi vienne le Maître. Et que Dieu soit béni pour s’être choisi un serviteur de ma maison, en créant ainsi une parenté plus élevée que celle du sang avec le Verbe du Seigneur. ” Mais, moi pour son bien, et son fils pour des raisons encore plus complexes, nous souhaiterions au moins entendre de lui des paroles qui ne soient plus hostiles.
Mais, qu’il ne pleure pas, ce fils. Qu’il sache qu’il n’y a en moi ni rancoeur ni mépris à l’égard de son père, mais seulement de la pitié. Je suis venu et j’ai attendu, tout en sachant l’inutilité de cette attente, pour qu’un jour son fils ne me dise pas : “ Ah, pourquoi n’es-tu pas venu ? ” Je suis venu le persuader que tout est inutile quand le coeur se ferme avec animosité. Je suis venu aussi réconforter la bonne personne qui souffre de cette scission dans la famille, comme sous l’effet d’un couteau qui sépare des faisceaux de fibres... Mais que ce fils, aussi bien que cette bonne mère soient persuadés que, moi, je ne réponds pas au ressentiment par le ressentiment.
Je ne considère pas comme réprouvé cet israélite qui ne veut pas de moi et qui ne voudrait pas me donner son fils. Aussi, je dis au fils : ne pleure pas pour la chair et le sang qui souffrent de se voir repoussés par la chair et le sang qui les ont engendrés. Je lui dis encore : ne pleure pas non plus pour l’esprit. Ta souffrance oeuvre plus que tout au profit de l’âme du tien et du sien, de ce père qui est le tien et ne comprend ni ne voit. 93.7J’ajoute même : ne te fais pas de scrupule d’appartenir plus à Dieu qu’à ton père.
Et à tous je vous dis : Dieu est plus que votre père, que votre mère, que vos frères. Je ne suis pas venu pour unir la chair et le sang à la manière terrestre, mais d’une manière spirituelle et céleste. Aussi me faut-il séparer ce qui est chair et sang pour prendre avec moi les âmes capables, dès cette terre, de s’élever à la hauteur du Ciel pour en faire les serviteurs du Ciel. Je suis donc venu appeler les “ forts ” et les rendre encore plus forts, car ce sont eux qui composent l’armée des doux. Doux pour les frères, forts à égard de leur moi et du moi de leur sang familial.
Ne pleure pas, mon cousin. Ta souffrance, je te l’assure, oeuvre auprès de Dieu au profit de ton père et de tes frères plus que n’importe quelle parole, non seulement de toi, mais même de moi. La parole ne rentre pas là où le préjugé fait barrière, crois-le bien. Mais la grâce entre. Et le sacrifice, c’est l’aimant qui attire la grâce.
En vérité, je vous dis que lorsque j’appelle quelqu’un au service de Dieu, il n’y a pas d’obéissance plus élevée que de répondre à cet appel. Et il faut le faire sans même s’arrêter à calculer à quel point et de quelle façon les autres réagiront à notre fidélité à l’appel de Dieu. Il ne faut pas même s’arrêter pour ensevelir son père. Vous serez récompensés pour cet héroïsme. D’ailleurs, cette récompense ne sera pas pour vous seuls, mais aussi pour ceux dont vous vous séparez avec un cri qui vient du coeur, pour ceux dont la parole vous frappe souvent plus durement qu’une gifle parce qu’ils vous accusent d’être des fils ingrats et vous maudissent, dans leur égoïsme, comme si vous étiez des rebelles. Non : vous êtes loin d’être des rebelles... vous êtes des saints. Les premiers ennemis des personnes appelées sont les membres même de leur famille. Mais entre amour et amour, il faut savoir distinguer, et aimer surnaturellement. C’est dire qu’il faut aimer davantage le Maître du surnaturel que les serviteurs de ce Maître. Il convient d’aimer ses parents en Dieu et non pas plus que Dieu. »
Leçon pour quand un membre de notre famille est hostile au Christ et/ou refuse qu'on suive l'appel de Dieu.
Concernant le "Va t'en" mentionné par le Christ, il s'agit d'une leçon donnée en 92.2.
EMV 93.6 · Tome 2
Je dis au fils [au chrétien catholique] : ne pleure pas pour la chair et le sang qui souffrent de se voir repoussés par la chair et le sang qui les ont engendrés. Je lui dis encore : ne pleure pas non plus pour l’esprit. Ta souffrance oeuvre plus que tout au profit de l’âme du tien et du sien, de ce père qui est le tien et ne comprend ni ne voit.
Jésus s'adresse à Jude d'Alphée qui se voit repoussé par son père par fidélité au Christ.
EMV 93.7 · Tome 2
Ne te fais pas de scrupule d’appartenir plus à Dieu qu’à ton père.
Et à tous je vous dis : Dieu est plus que votre père, que votre mère, que vos frères. Je ne suis pas venu pour unir la chair et le sang à la manière terrestre, mais d’une manière spirituelle et céleste. Aussi me faut-il séparer ce qui est chair et sang pour prendre avec moi les âmes capables, dès cette terre, de s’élever à la hauteur du Ciel pour en faire les serviteurs du Ciel. Je suis donc venu appeler les “ forts ” et les rendre encore plus forts, car ce sont eux qui composent l’armée des doux. Doux pour les frères, forts à égard de leur moi et du moi de leur sang familial.
Ne pleure pas, mon cousin. Ta souffrance, je te l’assure, oeuvre auprès de Dieu au profit de ton père et de tes frères plus que n’importe quelle parole, non seulement de toi, mais même de moi. La parole ne rentre pas là où le préjugé fait barrière, crois-le bien. Mais la grâce entre. Et le sacrifice, c’est l’aimant qui attire la grâce.
En vérité, je vous dis que lorsque j’appelle quelqu’un au service de Dieu, il n’y a pas d’obéissance plus élevée que de répondre à cet appel. Et il faut le faire sans même s’arrêter à calculer à quel point et de quelle façon les autres réagiront à notre fidélité à l’appel de Dieu. Il ne faut pas même s’arrêter pour ensevelir son père. Vous serez récompensés pour cet héroïsme. D’ailleurs, cette récompense ne sera pas pour vous seuls, mais aussi pour ceux dont vous vous séparez avec un cri qui vient du coeur, pour ceux dont la parole vous frappe souvent plus durement qu’une gifle parce qu’ils vous accusent d’être des fils ingrats et vous maudissent, dans leur égoïsme, comme si vous étiez des rebelles. Non : vous êtes loin d’être des rebelles... vous êtes des saints. Les premiers ennemis des personnes appelées sont les membres même de leur famille. Mais entre amour et amour, il faut savoir distinguer, et aimer surnaturellement. C’est dire qu’il faut aimer davantage le Maître du surnaturel que les serviteurs de ce Maître. Il convient d’aimer ses parents en Dieu et non pas plus que Dieu. »
EMV 93.8 · Tome 2
Moi, j’ai quitté ma Mère pour suivre ma mission. Que cela t’enlève toute hésitation sur l’honnêteté de ta conduite. Si cela n’avait pas été un acte bon, aurais-je pu le faire à l’égard de ma Mère qui, après tout, n’a que moi ?