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Porcs

Thème : Animaux

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EMV 186.2-8 · Tome 3, p. 215

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

186.2 Jésus, après avoir traversé le lac du nord-ouest au sud-est, recommande à Pierre de débarquer près d'Hippos. Pierre obéit sans discuter et descend en barque jusqu’à l’embouchure d’un torrent que les pluies de printemps et un récent orage ont rempli et rendu bruyant, et qui débouche dans le lac par une gorge resserrée et rocheuse comme toute la côte à cet endroit. Les employés attachent les barques – il y en a un par barque – et reçoivent l’ordre d’at­tendre jusqu’au soir pour le retour à Capharnaüm.

« Et soyez muets comme une carpe si l’on vous interroge, conseille Pierre. Si l’on vous demande où se trouve le Maître, répondez avec assurance : “ Je ne sais pas. ” La même chose si l’on veut savoir quelle direction il a prise. C’est la vérité : vous l’ignorez. »

On se sépare et Jésus entreprend la montée d’un sentier abrupt qui grimpe presque à pic sur le rocher. Les apôtres le suivent par ce chemin difficile jusqu’au sommet du rocher, qui s’adoucit en un plateau planté de chênes sous lesquels paissent de nombreux porcs.

« Ces animaux puants ! S’exclame Barthélemy. Ils nous empêchent de passer…

– Non, ils ne nous empêchent pas de passer. Il y a de la place pour tous » répond calmement Jésus.

D’ailleurs les gardiens, à la vue de juifs, cherchent à rassembler les porcs sous les chênes pour dégager le sentier. Les apôtres passent donc, en faisant mille grimaces, au milieu des ordures laissées par les animaux ; ceux-ci ont beau être bien gras, ils cherchent à grossir encore en fouillant le sol de leur groin.

Jésus est passé sans faire tant d’histoires, en disant aux gardiens du troupeau :

« Que Dieu vous récompense pour votre gentillesse. »

Les gardiens, de pauvres gens à peine moins sales que leurs porcs, mais en revanche infiniment plus maigres, le regardent avec étonnement et discutent. L’un d’eux dit :

« Mais n’est-ce pas un juif ? »

A quoi les autres répondent :

« Tu ne vois pas qu’il a des franges à son vêtement ? »

Les douzes apôtres se réunissent, maintenant qu’ils peuvent avancer en groupe sur un petit chemin suffisamment large.

(...) « N’est-ce pas Gamla ? demande Simon le Zélote.

– Si, c’est Gamla. Tu connais ? dit Jésus.

– J’y suis passé comme fugitif, une nuit, il y a bien longtemps. Plus tard, la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

– On t’a poursuivi jusqu’ici ? demande Pierre.

– Je venais de Syrie où j’étais allé chercher refuge, mais ils m’ont découvert et seule la fuite en ces terres a empêché ma capture. Après, je suis descendu lentement – et toujours menacé – jusqu’au désert de Teqoa et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis…

– Ces gens-là sont païens, n’est-ce pas ? demande Judas Iscariote.

– Presque tous. Quelques juifs pour le commerce et un mélange de croyants et de gens tout à fait incroyants. Ils ne se sont pourtant pas montrés mauvais envers moi, qui étais un fugitif.

– Un pays de bandits ! Quelles gorges ! S’exclament plusieurs.

– Oui. Mais, vous pouvez en être sûrs, il y a bien plus de bandits de l’autre côté, dit Jean encore sous le coup de la capture de Jean-Baptiste.

– De l’autre côté, il y a des bandits même parmi ceux qu’on qualifie de justes » ajoute son frère.

186.4 Jésus prend la parole :

« Et pourtant nous les approchons sans dégoût. Alors qu’ici vous avez fait des grimaces pour passer près des animaux.

– Ils sont impurs…

– Le pécheur l’est beaucoup plus. Ces bêtes sont faites ainsi et ce n’est pas leur faute. L’homme, au contraire, est responsable d’être impur par suite du péché.

– Alors pourquoi ont-ils été classés comme impurs pour nous ? demande Philippe.

– J’y ai déjà fait allusion. A cette classification, il y a une raison surnaturelle et une raison naturelle. La première, c’est d’enseigner au peuple élu la manière de vivre en ayant présent à l’esprit son élection et la dignité de l’homme, même dans une action banale comme celle de manger. Le sauvage se nourrit de tout. Il lui suffit de s’emplir le ventre. Le païen, même s’il n’est pas sauvage, mange également de tout, sans penser que la suralimentation fomente les vices et les tendances qui avilissent l’homme. Les païens cherchent même à arriver à cette frénésie du plaisir qui pour eux est presque une religion. Les plus cultivés parmi vous sont au courant des fêtes obscènes en l’honneur de leurs dieux, qui dégénèrent en une orgie de luxure. Le fils du peuple de Dieu doit savoir se maîtriser et, par l’obéissance et la prudence, se perfectionner lui-même en pensant à son origine et à sa fin : Dieu et le Ciel. La raison naturelle, d’autre part, enjoint de ne pas exciter le sang par des nourritures qui amènent à des élans passionnels indignes de l’homme. L’amour, même charnel, ne lui est pas interdit, mais il doit toujours le tempérer par la fraîcheur de l’âme qui tend au Ciel. Ce doit donc être l’amour et non la sensualité qui unit l’homme à sa compagne en qui il voit sa semblable et non une femelle. Mais les pauvres bêtes ne sont coupables ni d’être des porcs, ni des effets que la chair de porc peut à la longue produire dans le sang. Moins encore les hommes qui sont préposés à leur garde. S’ils sont honnêtes, quelle différence y aura-t-il dans l’autre vie entre eux et le scribe penché sur ses livres mais qui, malheureusement, n’y apprend pas la bonté ? En vérité, je vous dis que nous verrons des gardiens de porcs parmi les justes et des scribes parmi les injustes. 186.5 Mais qu’est-ce que ce fracas ? »

Tout le monde s’écarte du flanc de la montagne parce que des pierres et de la terre roulent et rebondissent sur la pente ; étonnés, ils regardent autour d’eux.

« Là-bas ! Là-bas ! Deux hommes… complètement nus… qui viennent vers nous en gesticulant. Des fous…

– Ou des possédés » répond Jésus à Judas, le premier à avoir vu les deux possédés venir vers Jésus.

Ils doivent être sortis de quelque caverne dans la montagne. Ils crient. Le plus rapide à la course se précipite vers Jésus. On dirait un étrange et gros oiseau déplumé tant il est rapide, brassant l’air de ses bras comme si c’étaient des ailes. Il s’abat aux pieds de Jésus en s’écriant :

« Te voilà ici, Maître du monde ? Qu’ai-je à faire avec toi, Jésus, Fils du Dieu très haut ? l’heure de notre châtiment est-elle déjà arrivée ? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter avant l’heure ? »

L’autre possédé, soit que sa langue soit liée, soit que le démon le paralyse, ne fait que se jeter à plat ventre par terre et pleurer ; une fois assis, il reste comme inerte, jouant avec des cailloux et avec ses pieds nus.

Le démon continue de parler par la bouche du premier, qui se tord par terre en un paroxysme de terreur. On dirait qu’il veut réagir et ne peut qu’adorer, attiré et repoussé en même temps par la puissance de Jésus. Il crie :

« Je t’en conjure, au nom de Dieu, cesse de me tourmenter. Laisse-moi partir !

– Oui, mais hors de cet homme. Esprit immonde, sors de ces hommes et dis ton nom.

– Légion est mon nom, car nous sommes nombreux. Nous les possédons depuis des années et par eux nous brisons cordes et chaînes, et il n’est pas de force d’homme qui puisse nous résister. A cause de nous, ils sont une terreur et nous nous servons d’eux pour que les gens te blasphèment. Nous nous vengeons sur eux de ton anathème. Nous abaissons l’homme plus bas que les animaux pour qu’on se moque de toi. Il n’est pas de loup, de chacal ou d’hyène, pas de vautour ni de vampire semblables à ceux que nous tenons. Mais ne nous chasse pas. L’enfer est trop horrible !

– Sortez ! Au nom de Jésus, sortez ! »

Jésus a une voix de tonnerre, et ses yeux dardent des éclairs.

« Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porcs que tu as rencontré.

– Allez. »

Avec un hurlement bestial, les démons quittent les deux malheureux et, à travers un tourbillon de vent qui fait ondoyer les chênes comme des herbes, ils s’abattent sur les porcs très nombreux. Les animaux se mettent à courir comme des possédés à travers les chênes avec des cris vraiment démoniaques. Ils se heurtent, se blessent, se mordent, et finalement se précipitent dans le lac lorsque, arrivés à la cime de la haute falaise, ils n’ont plus pour refuge que l’eau qu’elle domine. Pendant que les gardiens, bouleversés et désolés, hurlent d’épouvante, les bêtes se précipitent par centaines en une succession de bruits sourds dans les eaux tranquilles qu’ils brisent en des tourbillons d’écume. Ils coulent, reviennent à la surface, se retournent, montrant leurs panses rondes ou leurs museaux pointus avec des yeux terrifiés, et finalement se noient.

Les bergers courent en criant vers la ville.

186.6 Les apôtres, arrivés sur le lieu du désastre, reviennent en disant :

« Il n’y en a pas eu un seul de sauvé ! Tu leur as rendu un bien mauvais service ! »

Jésus répond calmement :

« Mieux vaut que périssent deux milliers de porcs qu’un seul homme. Donnez leur un vêtement. Ils ne peuvent rester comme ça. »

Simon le Zélote ouvre un sac et donne une de ses tuniques. Thomas donne la seconde. Les deux hommes sont encore un peu étourdis, comme s’ils sortaient d’un lourd sommeil plein de cauchemars.

(...) 186.7 Sur ces entrefaites, des gens arrivent, suivis des gardiens. Ils semblent apeurés et curieux. Quand ensuite ils voient les deux possédés habillés, leur stupeur augmente.

« Lui, c’est Marc fils de Josias ! Et celui-là, le fils du marchand païen !…

– Cet autre, c’est celui qui les a guéris et qui a fait périr nos porcs, car les démons qui étaient entrés en eux les ont rendus fous, disent les gardiens.

– Seigneur, tu es puissant, nous le reconnaissons. Mais tu nous as déjà fait trop de mal ! Un dommage de plusieurs talents. Va-t’en, nous t’en prions, que ta puissance ne fasse pas écrouler la montagne pour la plonger dans le lac. Va-t’en…

– Je m’en vais. Je ne m’impose à personne. »

Sans discuter, Jésus revient sur ses pas par le chemin qu’ils avaient parcouru. Le possédé qui parlait suit les apôtres. Derrière, à distance, plusieurs habitants de la ville surveillent s’il part réellement.

186.8 Ils reprennent le sentier escarpé et reviennent à l’embouchure du petit torrent, près des barques. Les habitants restent sur la berge à regarder. Le possédé délivré descend derrière Jésus.

Dans les barques, les employés sont épouvantés. Ils ont vu la pluie de porcs qui tombait dans le lac et regardent encore les corps qui surnagent en toujours plus grand nombre, toujours plus gonflés avec leurs panses arrondies à l’air et leurs courtes pattes raidies fixées comme quatre pieux sur une grosse vessie de lard.

« Mais qu’est-ce qui est arrivé ? demandent-ils.

– Nous allons vous le dire. Maintenant, détachez les amarres et partons… Où, Maître ? demande Pierre.

– Dans le golfe de Tarichée. »

Détail

Jésus rencontre un troupeau de porcs et les disciples sont dégoûtés. Ils demandent pourquoi le porc a été déclaré comme impur. Plus tard, viennent deux possédés géraséniens, et les démons iront dans ces animaux. Ils les jetteront du haut de la falaise. Les hommes travaillant dans des barques en contrebas en seront épouvantés.

Annotation

Les porcs sont qualifiés d’impurs en Lévitique 11, 7 et Deutéronome 14, 8. Pus généralement la classification des animaux purs et impurs, ainsi que les prescriptions afférentes, se trouvent en Genèse 7, 2-3 ; Lévitique 11 et Deutéronome 14, 3-21. Voir l’altercation entre Pierre et un hôtelier en EMV 292.1.

Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porc : Le texte original parle bien, ici, au singulier : Lasciami. Cette demande singulière sera interprétée avec ingénuité par Pierre en EMV 203.3.

Livre du Lévitique 11, 7

Lv 11, 7 : Tel le porc, qui a la corne divisée et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous.

Livre du Deutéronome 14, 8

Dt 14, 8 : Tel est encore le porc, qui a la corne divisée, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.

Livre de la Genèse 7, 2-3

Gn 7, 2-3 : De tous les animaux purs, tu en prendras avec toi sept paires, des mâles et leurs femelles, et de tous les animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et sa femelle ; sept paires aussi des oiseaux du ciel, des mâles et leurs femelles, pour conserver en vie leur race sur la face de toute la terre.

Livre du Lévitique 11

Lv 11 : Yahweh parla à Moïse et à Aaron, en leur disant : " Parlez aux enfants d'Israël, et dites :

Voici les animaux que vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre : Tout animal qui a la corne divisée et le pied fourchu, et qui rumine, vous le mangerez. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont seulement la corne divisée. Tel est le chameau, qui rumine, mais dont la corne n'est pas divisée : il sera impur pour vous. Telle la gerboise, qui rumine, mais qui n'a pas la corné divisée : elle sera impure pour vous. Tel le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne divisée : il sera impur pour vous. Tel le porc, qui a la corne divisée et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. 8Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas à leurs corps morts : ils seront impurs pour vous.

Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux : Tout ce qui a nageoires et écailles, dans les eaux, soit dans la mer, soit dans les rivières, vous le mangerez. Mais vous aurez en abomination tout ce qui n'a pas nageoires et écailles, dans les mers et dans les rivières, parmi tous les animaux qui se meuvent dans les eaux et parmi tous les êtres vivants qui s'y trouvent. Ils seront pour vous une abomination ; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous tiendrez pour abominables leurs cadavres. Tout ce qui, dans les eaux, n'a pas de nageoires et d'écailles, vous l'aurez en abomination.

Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous aurez en abomination ; on ne les mangera pas, c'est chose abominable : l'aigle, l'orfraie et le vautour : le milan et toute espèce de faucons ; toute espèce de corbeaux ; l'autruche, le chat-huant, la mouette et toute espèce d'éperviers ; le hibou, le cormoran et la chouette ; le cygne, le pélican et le gypaète ; la cigogne, toute espèce de hérons ; la huppe et la chauve-souris.

Tout insecte ailé qui marche sur quatre pattes, vous l'aurez en abomination. Mais, parmi tous les insectes ailés qui marchent sur quatre pattes, vous mangerez ceux qui ont des jambes au-dessus de leurs pattes, pour sauter sur la terre. Voici ceux d'entre eux que vous mangerez : toute espèce de sauterelles, toute espèce de solam, toute espèce de hargol, toute espèce de hagab. Toute autre bête ailée ayant quatre pattes, vous l'aurez en abomination.

Ceux-ci aussi vous rendront impurs : quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu'au soir, et quiconque emportera quelque partie de leur corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir.

Tout animal qui a la corne divisée, mais qui n'a pas le pied fourchu et qui ne rumine pas, sera impur pour vous ; quiconque le touchera se rendra impur. Et parmi les animaux à quatre pieds, tout ce qui marche sur la plante des pieds vous sera impur : quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu'au soir ; et quiconque portera leur corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir. Ces animaux seront impurs pour vous.

Voici, parmi les petites bêtes qui rampent sur la terre, celles qui seront impures pour vous : la belette, la souris et toute espèce de lézards ; la musaraigne, le caméléon, la salamandre, le lézard vert et la taupe. Tels sont ceux qui seront impurs pour vous parmi les reptiles : quiconque les touchera morts sera impur jusqu'au soir. Tout objet sur lequel il en tombera de morts sera souillé : ustensile de bois, vêtement, peau, sac, tout objet dont on fait usage ; on le mettra dans l'eau, et il restera souillé jusqu'au soir ; après quoi, il sera pur. S'il en tombe quelque chose dans le milieu de tout vase de terre, tout ce qui sera dans le milieu du vase sera souillé, et vous briserez le vase. Tout aliment servant à la nourriture et préparé avec de l'eau, sera souillé ; toute boisson dont on fait usage, quel que soit le vase qui la contienne, sera souillée. Tout objet sur lequel tombera quelque chose de leur corps mort sera souillé ; le four et le vase avec son couvercle seront détruits ; ils seront souillés et vous les tiendrez pour souillés. Mais les sources et les citernes, où se forment les amas d'eau, resteront pures ; toutefois celui qui touchera le corps mort sera impur. S'il tombe quelque chose de leur corps mort sur une semence qui doit être semée, la semence restera pure ; mais si l'on a mis de l'eau sur la semence, et qu'il y tombe quelque chose de leur corps mort, vous la tiendrez pour souillée.

S'il meurt un des animaux qui vous servent de nourriture, celui qui touchera son cadavre sera impur jusqu'au soir. Celui qui mangera de son corps mort lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir ; celui qui portera son corps mort, lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir.

Vous aurez en abomination tout reptile qui rampe sur la terre : on n'en mangera point. Vous ne mangerez d'aucun animal qui rampe sur la terre, soit de ceux qui se traînent sur le ventre, soit de ceux qui marchent sur quatre pieds ou sur un grand nombre de pieds ; car vous les aurez en abomination.

Ne vous rendez point abominables par tous ces reptiles qui rampent ; ne vous rendez point impurs par eux ; vous seriez souillés par eux. Car je suis Yahweh, votre Dieu ; vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis saint ; et vous ne vous souillerez point par tous ces reptiles, qui rampent sur la terre. Car je suis Yahweh, qui vous ai fait monter du pays d'Egypte, pour être votre Dieu. Vous serez saints, car je suis saint. " Telle est la loi touchant les quadrupèdes, les oiseaux, tous les êtres vivants qui se meuvent dans les eaux, et tous les êtres qui rampent sur la terre, afin que vous distinguiez entre ce qui est impur et ce qui est pur, entre l'animal qui se mange et celui qui ne se mange pas.

Deutéronome 14, 3-21

Tu ne mangeras aucune chose abominable. Voici les animaux dont vous mangerez : le bœuf, la brebis et la chèvre ; le cerf, la gazelle et le daim ; le bouquetin, l'antilope, le bœuf sauvage et la chèvre sauvage. Vous mangerez de tout animal qui a la corne divisée et le pied fourchu, et qui rumine. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont seulement la corne divisée et le pied fourchu ; tels sont le chameau, le lièvre et le lapin, qui ruminent, mais qui n'ont pas la corne divisée : ils seront impurs pour vous ; tel est encore le porc, qui a la corne divisée, mais qui ne rumine pas : il sera impur pour vous. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts.

Voici les animaux que vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux : vous mangerez de tout ce qui a nageoires et écailles ; mais tout ce qui n'a pas nageoires et écailles, vous ne le mangerez pas : ce sera impur pour vous. Vous mangerez tout oiseau pur. Voici ceux dont vous ne mangerez pas : l'aigle, l'orfraie et le vautour ; le faucon, le milan et toute espèce d'autours ; toute espèce de corbeaux ; l'autruche, le hibou, la mouette et toute espèce d'éperviers ; le chat-huant, l'ibis et la chouette ; le pélican, le cormoran et le plongeon ; 18la cigogne et toute espèce de hérons ; la huppe et la chauve-souris. 19Vous regarderez comme impur tout insecte ailé : on n'en mangera pas. Vous mangerez tout oiseau pur. Vous ne mangerez d'aucune bête morte. Tu la donneras à l'étranger qui est dans tes portes, pour qu'il la mange, ou tu la vendras à un étranger ; car tu es un peuple saint à Yahweh, ton Dieu. Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

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