Aller au contenu

Notes du thème

Région de la Philistie

Confort de lecture

Aa

EMV 216 · Tome 3, p. 449-455

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Les infidélités des disciples, dans la parabole du pissenlit.

Date de la vision : Jeudi 12 juillet 1945

Calendrier : Samedi 6 mai 28

Lieux (carte) : Près d'Ashqelôn

Cycle : Apostolat en Philistie

Résumé : Les apôtres progressent sur une plaine inondée par le soleil. Avant de s'attarder sur la vision en elle-même, Maria décrit les saisons et leurs différences, ainsi que la variété des heures et des lieux. Comme l'odeur de l'aurore n'est pas semblable à celle de midi, l'odeur des rivages n'est pas comparables à l'odeur des tempêtes ou de la mer. Le Créateur a ainsi pu donner un cachet à chacune des choses qu'il a créée. Maria revient ensuite sur la vision et constate que le groupe apostolique est en sueurs tellement il fait chaud. Ceux-ci ont soif et regrettent l'absence d'un ruisseau, le fait de ne pas être en montagne ou même sur le lac de Galilée. Jésus les encourage alors en disant qu'ils vont bientôt arriver sur le bord de la mer et qu'il fera alors plus doux. Apparemment, ils n'ont pas été accueillis dans le précédent village, où ils auraient de l'ombre, de l'eau et un lieu où se reposer.

Bientôt, c'est Thomas qui avoue avoir faim et Simon le Zélote comme Jésus sont prêts à donner leur part. Ils mangent, et peu après, L'ancien lépreux et ami de Lazare trouve un mince filet d'eau où ils peuvent venir s'abreuver et remplir leurs gourdes. Puis, ils sommeillent contre un arbre, épuisés. En voyant les disciples ainsi, Jésus hoche la tête et il explique à Simon le Zélote qu'un jour ils seront heureux d'avoir marché sous la canicule, en étant épuisés, assoiffés, à la suite de leur Maître persécuté. Quand l'apôtre souligne qu'ils sont heureux de le suivre ainsi, Jésus répond que Simon le Zélote est toujours content oui, mais pas forcément les autres et il prend l'exemple d'un pissenlit. Il souffle dessus et explique que bien peu d'ombrelles vont sur son coeur et que même plus tard, certaines se détachent encore de lui. Il en ira de même des disciples : les uns s'en iront par agitation, les autres par inconstance, par pesanteur, par orgueil, par légèreté.

Simon lui avoue peu de temps après qu'il n'arrive pas à aimer Judas et il lui demande s'il lui paraît sincère. Jésus ne lui répond pas tout de suite et observe intensément des libellules sur le bord de l'eau. Face à l'insistance de Simon, il répond de manière allusive.

Contenu du chapitre : 216.1 : Maria Valtorta s’attarde à décrire la variété des odeurs et la beauté de l'univers. 216.2 : Les apôtres progressent sous le soleil, tiraillés par l’accueil, la faim et la soif. Le Zélote découvre un filet d'eau. 216.3 : Jésus s'entretient avec le Zélote et compare la fidélité de ses disciples à la fleur de pissenlit qui se disperse. 216.4 : Jésus répond de façon allusive à sa pensée sur Judas.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 78

EMV 218 · Tome 3, p. 460-472

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : Diverses rencontres à Ashqelôn (Ascalon), ville de Philistie

Date de la vision : Samedi 14 juillet 1945

Calendrier : Dimanche 7 mai 28 (25 Lyar ou Ziv 3788)

Lieux (carte) : Ashqêlon (Ascalon)

Cycle : Apostolat en Philistie

Résumé : Les apôtres se réveillent là et reprennent la route. Ils arrivent sur un rivage et Jean est hypnotisé par la mer. Les apôtres demandent par où ils vont entrer à Asqêlon et Jésus déclare qu'il sait par où aller. Les disciples demandent donc s'il est déjà venu, et il répond par l'affirmative : cependant, il était beaucoup trop petit pour s'en souvenir. Jacques de Zébédée fait alors remarquer que le Christ ne se trompe jamais de route et ce n'est pas la première fois qu'il s'en rend compte.

Ils avancent jusqu'à un petit faubourg rural où se trive des maraîchers. Comme ils ont faim, Thomas négocient durement avec l'un d'eux pour obtenir des oeufs, et il finit par en obtenir deux douzaine. Ils vont alors s'entretenir avec un autre maraîcher qui possèderait pour sa part du pain. Le vieillard les ignore au début, mais Pierre finit par obtenir une réaction en évoquant Samson, le personnage biblique, et Simon de Jonas finit par dire qu'il est chrétien, qu'il appartient au Christ, le Messie et le roi d'Israël qui vaincra "le monde entier et même l'enfer". Cela attire la curiosité de l'homme, qui les invite à approcher. Ses esclaves, deux Africaines appelées Anibé et Nubi, viennent les servir et ils mangent ensemble. Le vieil Ananias explique l'origine des femmes, et demande comment Jésus va faire sa conquête. Ce dernier explique alors qu'il veut nous donner le Royaume des Cieux, même à lui qui est philistin. Celui-ci est intéressé par la notion éternelle de l'âme, qui est aussi donnée à Anibé et Nubi. Jésus lui promet d'ailleurs que l'épouse et le fils qu'il a perdus ne sont pas morts, car l'âme survit. Le maraîcher finit par leur offrir un logement, et le groupe apostolique le quitte le temps d'aller en ville. Jésus envoie les apôtres prêcher et lui, de son côté, se promène tout seul à Ascalon.

Il y rencontre Alexandre, un enfant qui a été renvoyé de la classe car il était turbulent. Après avoir obtenu la promesse de l'enfant de ne plus mal se comporter, et surtout de ne plus faire de pantin en bois qui se moque du chef de la synanogue, Jésus va avec lui jusqu'au magasin de ses parents. Il y rencontre sa mère, et la pauvre Dina, une autre enfant dont la mère est très malade. La petite a perdu son père en mer, et comme ce dernier était l'employé des parents d'Alexandre, ceux-ci ont veillé sur sa progéniture comme ils ont pu. Mais la mère de Dina se meurt d'un mal incurable. Jésus lui demande donc de la conduire jusqu'à chez elle, et en chemin, elle affirme que si elle savait où était le Messie, elle croirait et lui demanderait le miracle. Jésus sourit face à sa profession de foi, et quand ils arrivent jusqu'à la mourante, il se fait alors connaître tel qu'il est et guérit la mère. Il prend alors congé de cette pauvre famille d'Asqêlon.

Contenu du chapitre : 218.1 : En route, le long du rivage, pour la ville déjà en vue. 218.2 : Sur le marché, Thomas marchande des œufs avec un philistin. 218.3 : Pierre demande du pain au philistin Ananias et lui parle du Messie. 218.4 : Ananias retient à manger Jésus et les siens. 218.5 : Jésus lui parle du Royaume pour tous, même les philistins, et de son âme. 218.6 : Jésus envoie les apôtres prêcher en quatre groupes. Seul, il repousse une prostituée, mais accueille les enfants. 218.7 : Il va avec le petit Alexandre qui lui raconte l'histoire de la petite Dina. Jésus se fait remettre un pantin irrespectueux. 218.8 : Il admire les tapis de la fabrique et la bonté de la mère. 218.9 : Il parle du Messie à la petite Dina qui le conduit chez elle. 218.10 : Où il guérit sa mère mourante.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 80

EMV 218.1 · Tome 3, p. 460-461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

L’haleine fraîche de l’aube réveille les dormeurs. Ils se lèvent de la couche de sable sur laquelle ils ont dormi, à l’abri d’une dune parsemée de quelques herbes sèches, et ils grimpent à son sommet. Une immense côte sableuse se trouve devant eux, alors que, tout près et un peu plus loin, des terrains portent de belles cultures. Les pierres blanches d’un torrent à sec font ressortir la couleur blonde du sable. Il descend, avec cette blancheur d’os desséchés, jusqu’à la mer qui scintille au loin. Les flots de cette dernière sont gonflés par la marée du matin, mais surtout par un léger mistral qui ride l’océan. Ils suivent le bord de la dune jusqu’au torrent à sec, le franchissent, reprennent leur marche en diagonale sur les dunes qui s’éboulent sous leurs pas. Ainsi ondulées, elles semblent continuer l’océan en vagues solides et sèches, à la place des flots agités.

Ils arrivent sur le rivage humide et marchent plus à leur aise. Jean est comme hypnotisé par le spectacle de la mer sans fin qu’illuminent les premiers rayons du soleil. Il semble boire cette beauté et ses yeux paraissent en devenir plus bleus. Pierre, plus pratique, se déchausse, relève son vêtement et patauge dans les flaques de la rive en quête de quelque crabe ou coquillage à sucer.

A deux bons kilomètres de là, une belle ville maritime s’étend le long de la rive sur une ligne de rochers en forme de demi-lune au-delà de laquelle le vent et la tempête ont transporté du sable. Maintenant que l’eau se retire avec la marée basse, cette barrière rocheuse se découvre aussi à cet endroit, les obligeant à revenir sur le sable sec pour ne pas blesser leurs pieds nus sur les écueils.

« Par où entrons-nous, Seigneur ? D’ici, on ne voit qu’une épaisse muraille. Du côté de la mer, impossible d’entrer. La ville est au point le plus profond de l’arc, dit Philippe.

– Venez, dit Jésus. Je sais par où l’on entre.

– Tu y es déjà allé ?

– Une fois, quand j’étais tout petit, mais je ne m’en souviendrais pas. Cependant, je sais par où passer.

– Etrange ! Je l’ai remarqué bien des fois… Tu ne te trompes jamais de route. Parfois, nous te faisons te tromper. Mais toi, on dirait que tu es toujours déjà venu dans le lieu où tu vas », s’extasie Jacques, fils de Zébédée.

Jésus sourit sans répondre.

Détail

Le Christ n'ignore pas par où aller durant sa vie publique, et Jacques de Zébédée le lui fait remarquer.