Aller au contenu

Notes du mot-clé

Lieux - Puits de Jacob (Sychar)

Thème : Lieux dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

Confort de lecture

Aa

EMV 143.1 · Tome 2, p. 461

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Jésus qui s’est assis sur un petit muret ensoleillé qui se trouve près du bord bas et large d’un puits. C’est un grand puits, presque une citerne, tant il est large. En été il doit être ombragé par de grands arbres, maintenant sans feuilles. On ne voit pas l’eau, mais le terrain, près du puits, montre clairement qu’on en a puisé, à cause des petites mares et des empreintes circulaires laissées par les brocs humides.

Jésus s’assied et médite, dans son attitude ordinaire, les coudes appuyés sur les genoux et les mains jointes en avant, le corps légèrement incliné et la tête penchée vers le sol. Puis il sent qu’un bon soleil le réchauffe et il laisse glisser son manteau de sa tête et de ses épaules tout en le gardant encore replié sur sa poitrine.

Il lève la tête pour sourire à une bande de moineaux querelleurs qui se disputent une grosse mie de pain perdue par quelque personne près du puits. Mais les oiseaux s’enfuient à l’arrivée d’une femme qui vient au puits avec une amphore vide qu’elle tient par une anse de la main gauche, pendant que sa main droite écarte avec surprise son voile pour voir quel est l’homme assis là.

Annotation

Le puits de Jacob a été dessiné par Lorenzo Ferri, sur les indications de Maria Valtorta. Vous pouvez le voir ici.

EMV 143.2-3 · Tome 2, p. 462-463

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« Que la paix soit avec toi, femme. Me donnes-tu à boire ? J’ai beaucoup marché et j’ai soif.

– Mais n’es-tu pas juif ? Et tu me demandes à boire à moi, une Samaritaine ? Qu’est-il donc arrivé ? Sommes-nous réhabilités ou est-ce vous qui êtes humiliés ? Quelque grand événement a sûrement eu lieu, si un juif parle poliment à une samaritaine. Je devrais cependant te dire : “ Je ne te donne rien pour punir en toi toutes les insultes que depuis des siècles les juifs nous adressent. ”

– Tu as raison. Un grand événement a eu lieu, cela a changé bien des choses et un plus grand nombre encore changeront. Dieu a fait un grand don au monde et cela change beaucoup de choses. Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “ Donne-moi à boire ”, c’est peut-être toi-même qui lui aurais demandé à boire, et lui t’aurait donné de l’eau vive.

– L’eau vive est dans les veines de la terre, et ce puits en possède. Mais il est à nous. »

La femme est railleuse et présomptueuse.

– L’eau appartient à Dieu. Comme la bonté appartient à Dieu, ou encore la vie. Tout appartient à un Dieu unique, femme. Et tous les hommes viennent de Dieu : les samaritains comme les juifs. Ce puits n’est-il pas celui de Jacob ? Or Jacob n’est-il pas le chef de notre race ? Si, par la suite, une erreur nous a séparés, cela ne change rien à notre origine.

– Notre erreur, n’est-ce pas ? demande la femme sur un ton cinglant.

– Ni la nôtre, ni la vôtre. C’est l’erreur de quelqu’un qui avait perdu de vue la charité et la justice. Moi, je ne t’attaque pas et je n’attaque pas ta race. Pourquoi veux-tu être agressive ?

– Tu es le premier juif que j’entends parler ainsi. Les autres... Mais, pour revenir au puits, oui, c’est bien celui de Jacob et il a une eau si abondante et si claire que nous, qui sommes de Sychar, nous la préférons aux autres fontaines. Mais il est très profond. Tu n’as ni amphore ni outre. Comment pourrais-tu donc atteindre l’eau vive pour moi ? Es-tu plus grand que Jacob, notre saint patriarche, qui a trouvé cette veine abondante, pour lui, ses enfants et ses troupeaux et nous l’a laissée en souvenir de lui et comme cadeau ?

– Tu l’as dit. Mais qui boit de cette eau aura encore soif. Moi, en revanche, j’ai une eau telle que celui qui en aura bu n’aura plus jamais soif. Mais elle n’appartient qu’à moi et je la donnerai à qui me la demande. Et, en vérité, je te dis que celui qui aura de l’eau que je lui donnerai aura toujours en lui la fraîcheur et n’aura plus jamais soif, car mon eau deviendra en lui une source intarissable, éternelle.

– Comment ? Je ne comprends pas. Es-tu un mage ? Comment un homme peut-il devenir un puits ? Le chameau boit et fait provision d’eau dans son ventre. Mais ensuite il la consomme et elle ne lui dure pas toute la vie. Et tu prétends que ton eau dure toute la vie ?

– Davantage encore : elle jaillira jusqu’à la vie éternelle. En celui qui la boit, elle jaillira jusqu’à la vie éternelle et donnera des germes de vie éternelle, car c’est une source de salut.

– Donne-moi de cette eau s’il est vrai que tu la possèdes. Je me fatigue à venir jusqu’ici. Si je l’ai, je n’aurai plus soif et je ne deviendrai jamais malade ni vieille.

143.3 – Il n’y a que cela qui te fatigue ? Rien d’autre ? Et tu n’éprouves pas d’autre besoin que de puiser pour boire, pour ton misérable corps ? Penses-y. Il y a quelque chose de plus grand que le corps : c’est l’âme. Jacob n’a pas seulement donné de l’eau du sol, pour lui et pour les siens. Mais il s’est préoccupé de se procurer pour lui la sainteté, l’eau de Dieu, et de la donner.

Détail

Jésus rencontre la Samaritaine. Jacob est évoqué dans l'extrait de l'EMV et une annotation lui est dédiée. Concernant Rachel, voir l'annotation uniquement.

Annotation

Notes de maria-valtorta.org

  • [Le puits] a une eau si abondante et si claire que nous, qui sommes de Sychar, nous la préférons aux autres fontaines : il y a plus de cinq sources identifiées autour de Sichem et de Sichar.
  • Le puits fait 32 mètres.

Notes de l'éditeur (deuxième édition) :

Jacob : Jacob est le fils d'Isaac et le frère d'Esaü. Son histoire est rapportée en Gn 25, 19-34 ; 26-36 ; 37, 1 ; 46, 1-7 ; 47, 27-31 ; 48-49 ; 50, 1-14. Mais c'est en Gn 33, 18-19 et en Jos 24, 32 qu'il est fait mention d'un puits en Samarie.

Une fois pour toute, nous renvoyons à Gn 28, 10-15 tout ce qui a trait au songe ou à l'échelle de Jacob (cités au moins en 5.2 ; 50.7 ; 89.1 ; 111.5 ; 130.7 ; 194.2). A Gn 25, 29-34, qui concerne le droit d'aînesse vendu par Esaü à Jacob contre un plat de lentille (épisode rappelé en 239.8 ; 402.2 ; 503.8 ; 604.39). D'autres renvois comme celui de 364.9, sont notés au fur et à mesure.

Surnommé "Israël" (Gn 32, 29), Jacob eut douze fils, dont on fait descendre les douze tribus (citées à plusieurs reprises dans l'oeuvre de Maria Valtorta, en particulier en 600.8.24). Ces tribus formèrent le peuple hébreu : les Israélites. La prophétie de "l'Etoile de Jacob" que nous citons en note en 436.2 n'appartient pas au texte de la Genèse.

Les renvois bibliques sur Jacob incluent l'histoire de Rachel, femme citée à plusieurs reprises (à partir de 27.3), essentiellement à cause de son tombeau près de Bethléem. elle fut la seconde épouse de Jacob, après Lia, sa soeur aînée. Il est fait mention de sa maternité en 104.4, de ses vertus en 300.2, de sa beauté en 525.5.