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Parents de Jean d'Endor

Thème : Personnages dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

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EMV 197.1-2 · Tome 3, p. 290-291

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

197.1 Pierre est vraiment solennel quand il entre en qualité de père dans l’enceinte du Temple, tenant Yabeç par la main. Il paraît même plus grand, tant il se tient droit en marchant.

Derrière, en groupe, viennent tous les autres. Jésus est le dernier, occupé à mener une discussion serrée avec Jean d’En-Dor qui paraît avoir honte d’entrer au Temple.

Pierre demande à son petit protégé : « Tu n’y es jamais venu ? », s’attirant cette réponse :

« Quand je suis né, père, mais je ne m’en souviens pas. »

Cela fait rire Pierre de bon cœur. Il le répète à ses compagnons qui rient eux aussi en disant bonnement et finement :

« Peut-être que tu dormais et par conséquent… » ou bien : « Nous sommes tous comme toi. Nous ne nous rappelons pas notre venue ici, à notre naissance. »

197.2 Jésus, lui aussi, pose la même question à son protégé et en obtient une réponse analogue ou presque, car Jean d’En-Dor dit :

« Nous étions des prosélytes et je suis venu dans les bras de ma mère, justement pour une Pâque, car je suis né dans les premiers jours d’Adar. Ma mère, qui était de Judée, s’est mise en voyage dès qu’elle l’a pu, pour offrir à temps son garçon au Seigneur. Peut-être trop vite… car elle est tombée malade et ne s’en est pas remise. J’avais moins de deux ans, quand je suis devenu orphelin de mère. Ce fut le premier malheur de ma vie. Mais j’étais son premier-né, si bien que je suis resté fils unique à cause de sa maladie ; elle était fière de mourir pour avoir obéi à la Loi. Mon père me disait : “ Elle est morte heureuse de t’avoir offert au Temple ”… Pauvre mère ! Qu’as-tu offert ? Un futur assassin…

– Jean, ne dis pas cela. A cette époque, tu étais Félix, maintenant tu es Jean. Garde toujours à l’esprit la grande grâce que Dieu t’a faite, toujours. Mais laisse de côté la dégradation de ce que tu as été… N’es-tu plus revenu au Temple ?

– Oh si ! A douze ans et, depuis, toujours tant que… tant que j’ai pu le faire… Après, quand cela m’aurait été possible, je ne l’ai plus fait, car je t’ai dit quel culte je suivais : un seul, la haine… Et même, à cause de cela, je n’ose pénétrer ici. Je me sens étranger dans la maison du Père… Je l’ai abandonnée trop longtemps…

– Tu y reviens, pris par la main par moi qui suis le Fils du Père. Si je te conduis devant l’autel, c’est parce que je sais que tout est pardonné. »

Jean d’En-Dor sanglote douloureusement et dit :

« Merci, mon Dieu.

– Oui, remercie le Très-Haut. Tu vois que ta mère, en vraie juive, avait l’esprit prophétique ? Tu es le garçon consacré au Seigneur, et qu’on ne rachète plus. Tu es à moi, tu es à Dieu comme disciple et donc comme futur prêtre de ton Seigneur, dans la nouvelle ère et la nouvelle religion qui tirera son nom de moi. Je t’absous de tout, Jean. Avance avec sérénité vers le Saint. En vérité, je t’assure que, parmi ceux qui habitent cette enceinte, beaucoup sont bien plus coupables et plus indignes que toi de s’approcher de l’autel. »

Annotation

Je suis né dans les premiers jours d’Adar. Donc à la mi-février.