EMV 189.5 · Tome 3, p. 244-245
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Finalement, Jésus peut se dégager de leur étreinte et entrer en ville. La foule le suit et le poursuit, avec toute l’exigence de son amour. Un homme accourt et le salue profondément.
« Je te prie de demeurer sous mon toit.
– Je ne le peux pas. La Pâque m’interdit toute halte sauf celles qui sont fixées d’avance.
– Dans quelques heures, ce sera le crépuscule et on est vendredi…
– Justement, je dois avoir achevé mon étape avant le crépuscule. Je te remercie tout de même, mais ne me retiens pas.
– Mais je suis le chef de la synagogue.
– Tu veux dire par là que tu en as le droit. Homme, il suffisait que je m’attarde une heure et cette mère n’aurait pas recouvré son fils. Je vais là où d’autres malheureux m’attendent. Ne retarde pas leur joie par égoïsme. Je viendrai certainement une autre fois et je resterai avec toi à Naïm plusieurs jours. Pour l’instant, laisse-moi partir. »
L’homme n’insiste plus. Il dit seulement :
« C’est dit. Je t’attends.
– Oui. Que la paix soit avec toi et avec les habitants de Naïm. A vous aussi, habitants d’En-Dor, paix et bénédiction. Rentrez chez vous. Dieu vous a parlé par le miracle. Faites qu’il arrive en vous, à force d’amour, autant de résurrections au bien qu’il y a de cœurs. »
Un dernier concert d’hosannas, puis la foule laisse partir Jésus qui traverse en diagonale la ville et sort dans la campagne, vers Esdrelon.
Détail
Jésus vient de ressusciter Daniel, de Naïm. La foule est en liesse.
Annotation
Je vais là où d’autres malheureux m’attendent. Ne retarde pas leur joie par égoïsme. Jésus parle là des paysans de Yokhanan, qui l'attendent dans la plaine d'Esdrelon.